"Qui se cache derrière le « Je » de ce journal intime ? Un jeune hacker
talentueux en quête d’engagement, dans une France décharnée qui vient de
déclarer la guerre au califat. Par désespoir amoureux, il décide de
rejoindre l’armée. On lui confie aussitôt la programmation des drones
qui survolent nos conflits, les ratissant « cliniquement ». Envoyé en
mission sur une base militaire du Proche-Orient, il découvre alors de
jeunes soldats à la ferveur broyée par l’inaction. Les drones mènent
désormais la guerre à leur place. « Je », ostracisé, pianote à l’infini
la défense d’un pays qui déshumanise le combat pour mieux tuer.
En nous plongeant dans un futur si proche qu’il nous ressemble et dans
les entrailles d’une jeunesse aux causes floutées, Boris Bergmann nous
livre un roman aussi dompté qu’agile. Une lecture ardente servie par un
style vif et ingénieux qui nous transporte dans une fascinante
expérience de terrain où le sol ne fait que se dérober."(quatrième de couverture)
J'ai été attirée par ce roman pour le côté militaire annoncé en quatrième de couverture.
Motivée par l'objectif d'une lecture différente de ce que je lis d'habitude, je suis entrée dans ce roman "la fleur au fusil", si je puis dire... Puis, je me suis rendue compte que je n'étais pas le bon public pour apprécier la sacrée plume de Boris Bergmann.
Par conséquent, mon billet n'a pas pour objectif de dire: je n'ai pas aimé, non , certainement pas.
Par contre , un public de lecteur avertis, aimant les romans à messages percutants et ACERBES, seront bien servis avec cet exutoire qui sera le journal qu'il va tenir sur le camp.
"Je" ouvrira son coeur , ses tripes et ses convictions tout au long de ces pages...
Au lecteur de le suivre dans ses choix de vie, de pensées et d'actions.
Je vous laisse découvrir "Je" et à vous ,d'apprécier ,ou pas , ce roman assez particulier .
J'ai senti que l'auteur s'était appliqué au choix du vocabulaire, des énumérations et des tournures de phrases très agréables à lire, il faut le dire!C'est percutant!
Exemple, page 75 "On nous initie à la langue du soldat, privée de bifurcations et d'accents _ restent les aphtes des impératifs."
A vous de le découvrir selon votre sensibilité...
Je remercie Masse Critique sur Babelio et Les Editions Calmann-Lévy .
Voici d'autres avis sur Babelio.com
jeudi 13 octobre 2016
dimanche 11 septembre 2016
"La tentation d'être heureux" Lorenzo Marone
"Dans une Naples
grouillante de vie et de clameurs, une comédie à l'italienne sur la
vieillesse et la solitude, mais aussi sur ces petits riens qui font que
la vie vaut la peine d'être vécue. Porté par une galerie de personnages
profondément attachants, un roman qui fait du bien, plein de poésie et
d'espoir.
Dans un vieux quartier napolitain, il y a un
immeuble. Dans ce vieil immeuble, il y a des habitants qui ont toujours
été là. Il y a Mme Vitagliano, la dame aux chats ; Marino, que la
mélancolie a cloué à son fauteuil.
Et puis il y a Cesare Annunziata, soixante-dix-sept ans et une colère intacte. Sa femme ? Une lâcheuse qui l'a abandonné en mourant cinq ans plus tôt. Sa fille ? Une coincée qui passe son temps à le supplier d'arrêter de boire et de fumer. Son fils ? Un lâche qui n'ose même pas lui avouer son homosexualité. Sa maîtresse ? Une chouette fille, mais peu présentable. Les autres ? Un ramassis de menteurs et de couards.
Et voici qu'un jour débarque un jeune couple. Et très vite résonnent les échos de violentes disputes.
Que faire quand soir après soir vous tremblez pour la voisine ? Et si, en tentant de sauver la jeune femme, Cesare se sauvait lui-même ? Et s'il était temps de baisser enfin la garde ? " www.belfond.fr
Et puis il y a Cesare Annunziata, soixante-dix-sept ans et une colère intacte. Sa femme ? Une lâcheuse qui l'a abandonné en mourant cinq ans plus tôt. Sa fille ? Une coincée qui passe son temps à le supplier d'arrêter de boire et de fumer. Son fils ? Un lâche qui n'ose même pas lui avouer son homosexualité. Sa maîtresse ? Une chouette fille, mais peu présentable. Les autres ? Un ramassis de menteurs et de couards.
Et voici qu'un jour débarque un jeune couple. Et très vite résonnent les échos de violentes disputes.
Que faire quand soir après soir vous tremblez pour la voisine ? Et si, en tentant de sauver la jeune femme, Cesare se sauvait lui-même ? Et s'il était temps de baisser enfin la garde ? " www.belfond.fr
Après avoir lu ce quatrième de couverture sur fond azuré (j'aime beaucoup le bleu), j'ai craqué en me disant que cette lecture pourrait me plaire... J'aime les personnes âgées et je me dis que c'est une bonne expérience de lire un roman avec Un personnage haut en couleur de 77 ans... Je le vois bien sur la couverture!
Cesare Annunziata vit dans un immeuble de Naples avec ses voisins qu'il va nous présenter et nous raconte sa vie faite de joies, de peines et de regrets... Comme nous...
C'est un personnage qui m'a fait pensé à un autre que j'avais découvert dans un autre roman, avec une même énergie et une envie d'être empathique avec son prochain à un certain moment de sa vie...Mais voila, j'avais accroché à ce personnage mais Cesare ne m'a pas convaincu.
ça vient peut-être du fait que je connaisse bien les personnes de son âge, j'ai une idée faussée...
Chaque lecteur a son propre vécu et appréhende différemment un MEME roman.
Il ne manque pas grand chose ...
Je ne souhaite pas en dévoiler de trop car je désire que les futurs lecteurs apprécient cette lecture avec le moins d'à priori possible.
Ce livre est agréable à lire, tout de même, les pages se tournent bien.
Le lecteur est plongé dans ce Naples raconté par Césare et c'est assez plaisant d'être en Italie: ça change comme implantation de décor romanesque. J'ai bien apprécié.
A vous de vous faire votre propre opinion!
Je remercie de tout cœur Masse Critique de Babelio et les éditions Belfond.
dimanche 12 juin 2016
"Orages" . Estelle Tharreau. Editions Taurnada
"Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit
ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle
maison dans un village de carte postale où tout le monde
semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous
auriez tort !
Les nuits d'orage peuvent s'avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d'un passé enfoui depuis plus d'un siècle dans un cahier d'écolier jauni et écorné." (taurnada.fr)
Les nuits d'orage peuvent s'avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d'un passé enfoui depuis plus d'un siècle dans un cahier d'écolier jauni et écorné." (taurnada.fr)
Et voilà, hier soir j'ai fini de dévorer ce roman tant désiré...
C'est vraiment un roman qui a du rythme.
Le début démarre doucement. Le lecteur fait la connaissance de Béatrice, cette mère célibataire qui élève sa fille de seize ans, seule. Elle a eu sa fille jeune et cherche de l'amour auprès d'hommes pas très sincères. Leur arrivée à Sauveur est le résultat d'un amour déchu.Célia est fatiguée de l'agissement de sa mère.
Le village leur réserve un bel accueil avec moult avantages. C'est très tentant.
De part son travail de comptable à la commune, Béatrice va avoir connaissance de faits qui sonnent faux. Et puis les disparitions de Elodie Mollier , qui occupait son poste, et de sa fille, Julie, va intriguer Béatrice et Célia.
Célia, comprendra avec ses nouveaux amis , Yann et Maddy, qu'il existe des différents entre deux familles qui se détestent au sein du village et ça depuis des générations...
Un soir, Célia, par hasard,va trouver un journal intime qui va changer leur vie...
Je n'en dirai pas plus. Je vous laisse découvrir par vous-même les "atouts" de Sauveur.
Les présentations faites, le roman part sur les chapeaux de roues, le lecteur tourne les pages encore et encore... J'adore ce genre de roman, impossible à lâcher.
La fin m'a beaucoup surprise et le roman se termine trop rapidement à mon goût mais ce sentiment d'étonnement final n'enlève en rien le plaisir que m'a donné le plaisir de cette lecture.
Vous pouvez vous laisser tenter par "Orages" qui vous emmènera dans la région de Franche-Comté où les rites et les croyances avaient la dent dure à une certaine époque...
Une excellente découverte qui me fait découvrir Estelle Tharreau qui a un style fluide et agréable. Je souhaite vraiment lire d'autres romans de cette auteure et pourquoi pas une suite à '"Orages".
Je remercie de tout cœur Masse Critique pour sa confiance et les Editions Taurnada .
D'autres avis sur Babelio
dimanche 15 mai 2016
Challenge Livra'deux Pour Pal Addict 16ème Edition
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.
Cette session se déroulera sur Mai/juin/juillet 2016.
Pour cette session ma binôme est Du Calme Lucette.
Elle a choisi pour moi:
-- L’enfant de tous les silences de Kim Edwards : car la 4ème de couv'lui fait vraiment envie.
- La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt : car il l'intrigue beaucoup !
- La scène des souvenirs de Kate Morton : car elle'adorerait avoir mon avis.
J'ai choisi: "La scène des souvenirs" car j'ai hâte de le sortir après mon coup de coeur sur "l'enfant du lac".
J'ai choisi pour Du Calme Lucette:
-La baie des baleines...Jojo Moyes, J'ai envie de le lire depuis que j'ai lu d'autres livres d'elle. J'aimerais avoir son avis.
-Le prochain truc sur ma liste...Jill Smolinski, un chick lit que j'ai beaucoup aimé et qui m'a marqué longtemps.
-Maman a tort ... Michel Bussi ,car je suis fan de Michel Bussi.
Elle a choisi:"La baie des baleines".
" 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère âgée. Dans la ferme de son enfance, la comédienne est assaillie par les souvenirs, et plus particulièrement par les images d’un après-midi d’été étouffant, cinquante ans auparavant. Partie se réfugier dans une cabane perchée dans les arbres afin de rêvasser tranquillement, Laurel, alors adolescente, avait vu sa mère poignarder un inconnu. Un événement que personne n’avait évoqué par la suite.
Hantée par ce drame resté secret, Laurel décide de plonger dans le passé de sa famille. Elle trouve dans le grenier une photographie datant de la Seconde Guerre mondiale qui lui révèle l’existence d’une certaine Vivien… " www.Livraddict .com
Mon avis:
Impossible à lâcher .
J'ai adoré "l'enfant du lac" et j'ai retrouvé le même plaisir.
Quelques longueurs qui ne sont pas gênantes car le talent d'écriture est bien présent . Un délice de tourner les pages . Se plonger dans le passé des personnages est assez fascinant. Mener l'enquête avec Laurel m'a vraiment coupé le souffle et donné des frissons , surtout sur la fin.
Bref, une lecture addictive entre la guerre à Londres en 1941 et Greenacres en 2011.
Merci Du Calme Lucette pour ton choix.
Un roman qui ne mérite pas de rester trop longtemps dans une PAL!
jeudi 12 mai 2016
"Désolée, je suis attendue" Agnès Martin-Lugand . Editions Michel Lafon
"Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence
de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans
jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour
elle, l'adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins,
elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa
famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu lui importe
les reproches qu'on lui adresse, elle a simplement l'impression d'avoir
fait un autre choix, animée d'une volonté farouche de réussir. Mais le
monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé."
Voici Le quatrième roman d'Agnès Martin-Lugand que je lis ...dans l'ordre de sortie...et j'en ressors toujours avec un bon avis final.
Elle est la seule romancière qui me fait réagir en pleine lecture sur la fragilité de ses personnages, surtout féminins... Aucune n'est lisse, à aucun moment. Elles ont toutes des gros défauts... Diane, Iris et Yaël, mais au final, je craque et je continue à lire Agnès Martin-Lugand. C'est qu'elles ont aussi des qualités, finalement...
J'ajouterai, aussi,que les couvertures noires et blanches de ses romans participent à son succès, car le lecteur reconnait le style de ses romans, si vous voyez ce que je veux dire... C'est sa patte, un peu, je trouve!
Bref, j'ai dévoré avec beaucoup de plaisir les 376 pages et même, les remerciements ! J'étais bien avec Yaël la trentenaire" working girl"et toute cette petite bande de copains.
Elle ne fumait pas, ça c'était vraiment un point positif (Diane fumait trop , et je n'en pouvais plus).
De plus, s'entretenait avec ses séances de natation... Mais alors, Yaël c'est trop, là!
J'ai trouvé le chapitre un très important pour franchir le chapitre deux où les protagonistes ont dix de plus.
C'est rigolo que la bande soit restée unie. J'ai beaucoup apprécié le fait que Yaël ne soit jamais écartée même si elle aurait tendance à le faire dans son trip"je bosse H24"!!!Ils ont les pieds sur terre, Alice et Cédric, Jeanne et Adrien.... Marc n'avait pas fini l'année de fac.
Je ne vais vous raconter l'histoire, je préfère que la découvriez vous-même, émotionnellement c'est plus fort... Car j'ai eu le coeur sérré bien des fois. Un roman qui sait faire ça à son lecteur mérite le respect! non?!
Bon, on va suivre Yaël qui a réussi a rester à l'agence où elle a fait son stage et fonctionne sous les ordre de Bertrand, un carriériste.Elle est interprète.
Le sujet de l'entreprise à notre époque est bien traité: le burn out, le harcèlement,les relations entre collègues/patrons...Ces thèmes m'ont beaucoup passionné au court de ma lecture: j'ai vu évoluer Yaël et ça me faisait réagir, c'était formidable, cet interactivité avec le roman... C'était motivant.
Je me suis demandée pourquoi elle était comme ça, alors que plus jeune, elle était peu volontaire... Pourquoi?
Elle n'est pas non plus une femme de pouvoir car elle doute d'elle , semble naïve dans certaines situations...Yaël est fragile, en fait... Et je me suis demandée: va-t-elle pouvoir devenir humaine?
Pour vous répondre, je vous conseille de le lire vite vite...Il y a une surprise, que j'ai adoré. Merci.
Agnès, si vous passez par là: pensez-vous à un autre tome comme vous avez fait avec Diane?
Bonne lecture et à bientôt pour vos avis.
Merci à Livraddict et aux Editions Michel Lafon pour leur grande confiance.
Merci Agnès Martin-Lugand pour ses histoires, tout simplement...
Voici Le quatrième roman d'Agnès Martin-Lugand que je lis ...dans l'ordre de sortie...et j'en ressors toujours avec un bon avis final.
Elle est la seule romancière qui me fait réagir en pleine lecture sur la fragilité de ses personnages, surtout féminins... Aucune n'est lisse, à aucun moment. Elles ont toutes des gros défauts... Diane, Iris et Yaël, mais au final, je craque et je continue à lire Agnès Martin-Lugand. C'est qu'elles ont aussi des qualités, finalement...
J'ajouterai, aussi,que les couvertures noires et blanches de ses romans participent à son succès, car le lecteur reconnait le style de ses romans, si vous voyez ce que je veux dire... C'est sa patte, un peu, je trouve!
Bref, j'ai dévoré avec beaucoup de plaisir les 376 pages et même, les remerciements ! J'étais bien avec Yaël la trentenaire" working girl"et toute cette petite bande de copains.
Elle ne fumait pas, ça c'était vraiment un point positif (Diane fumait trop , et je n'en pouvais plus).
De plus, s'entretenait avec ses séances de natation... Mais alors, Yaël c'est trop, là!
J'ai trouvé le chapitre un très important pour franchir le chapitre deux où les protagonistes ont dix de plus.
C'est rigolo que la bande soit restée unie. J'ai beaucoup apprécié le fait que Yaël ne soit jamais écartée même si elle aurait tendance à le faire dans son trip"je bosse H24"!!!Ils ont les pieds sur terre, Alice et Cédric, Jeanne et Adrien.... Marc n'avait pas fini l'année de fac.
Je ne vais vous raconter l'histoire, je préfère que la découvriez vous-même, émotionnellement c'est plus fort... Car j'ai eu le coeur sérré bien des fois. Un roman qui sait faire ça à son lecteur mérite le respect! non?!
Bon, on va suivre Yaël qui a réussi a rester à l'agence où elle a fait son stage et fonctionne sous les ordre de Bertrand, un carriériste.Elle est interprète.
Le sujet de l'entreprise à notre époque est bien traité: le burn out, le harcèlement,les relations entre collègues/patrons...Ces thèmes m'ont beaucoup passionné au court de ma lecture: j'ai vu évoluer Yaël et ça me faisait réagir, c'était formidable, cet interactivité avec le roman... C'était motivant.
Je me suis demandée pourquoi elle était comme ça, alors que plus jeune, elle était peu volontaire... Pourquoi?
Elle n'est pas non plus une femme de pouvoir car elle doute d'elle , semble naïve dans certaines situations...Yaël est fragile, en fait... Et je me suis demandée: va-t-elle pouvoir devenir humaine?
Pour vous répondre, je vous conseille de le lire vite vite...Il y a une surprise, que j'ai adoré. Merci.
Agnès, si vous passez par là: pensez-vous à un autre tome comme vous avez fait avec Diane?
Bonne lecture et à bientôt pour vos avis.
Merci à Livraddict et aux Editions Michel Lafon pour leur grande confiance.
Merci Agnès Martin-Lugand pour ses histoires, tout simplement...
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