jeudi 12 mai 2016

"Désolée, je suis attendue" Agnès Martin-Lugand . Editions Michel Lafon

"Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu'on lui adresse, elle a simplement l'impression d'avoir fait un autre choix, animée d'une volonté farouche de réussir. Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé."

Voici Le quatrième roman d'Agnès Martin-Lugand que je lis ...dans l'ordre de sortie...et j'en ressors toujours avec un bon avis final.
Elle est la seule romancière qui me fait réagir en pleine lecture sur la fragilité de ses personnages, surtout féminins... Aucune n'est lisse, à aucun moment. Elles ont toutes des gros défauts... Diane, Iris et Yaël, mais au final, je craque et je continue à lire Agnès Martin-Lugand. C'est qu'elles ont aussi des qualités, finalement...
J'ajouterai, aussi,que les couvertures noires et blanches de ses romans participent à son succès, car le lecteur reconnait le style de ses romans, si vous voyez ce que je veux dire... C'est sa patte, un peu, je trouve!

Bref, j'ai dévoré avec beaucoup de plaisir les 376 pages et même, les remerciements ! J'étais bien avec Yaël la trentenaire" working girl"et toute cette petite bande de copains.
Elle ne fumait pas, ça c'était vraiment un point positif (Diane fumait trop , et je n'en pouvais plus).
De plus, s'entretenait avec ses séances de natation... Mais alors, Yaël c'est trop, là!
J'ai trouvé le chapitre un très important pour franchir le chapitre deux où les protagonistes ont dix de plus.
C'est rigolo que la bande soit restée unie. J'ai beaucoup apprécié le fait que Yaël ne soit jamais écartée même si elle aurait tendance à le faire dans son trip"je bosse H24"!!!Ils ont les pieds sur terre, Alice et Cédric, Jeanne et Adrien.... Marc n'avait pas fini l'année de fac.
Je ne vais vous raconter l'histoire, je préfère que la découvriez vous-même, émotionnellement c'est plus fort... Car j'ai eu le coeur sérré bien des fois. Un roman qui sait faire ça à son lecteur mérite le respect! non?!
Bon, on va suivre Yaël qui a réussi a rester à l'agence où elle a fait son stage et fonctionne sous les ordre de Bertrand, un carriériste.Elle est interprète. 
Le sujet de l'entreprise à notre époque est bien traité: le burn out, le harcèlement,les relations entre collègues/patrons...Ces thèmes m'ont beaucoup passionné au court de ma lecture: j'ai vu évoluer Yaël et ça me faisait réagir, c'était formidable, cet interactivité avec le roman... C'était motivant.
Je me suis demandée pourquoi elle était comme ça, alors que plus jeune, elle était peu volontaire... Pourquoi?
Elle n'est pas non plus une femme de pouvoir car elle doute d'elle , semble naïve dans certaines situations...Yaël est fragile, en fait... Et je me suis demandée: va-t-elle pouvoir devenir humaine?
Pour vous répondre, je vous conseille de le lire vite vite...Il y a une surprise, que j'ai adoré. Merci. 
Agnès, si vous passez par là: pensez-vous à un autre tome comme vous avez fait avec Diane?
Bonne lecture et à bientôt pour vos avis.
Merci à Livraddict et aux Editions Michel Lafon pour leur grande confiance.
Merci Agnès Martin-Lugand pour ses histoires, tout simplement...




jeudi 28 avril 2016

"L'enfant du lac " Kate Morton. Presses de la Cité

"1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès."

François Rivière , Le Figaro, parle de Kate Morton comme de la "parfaite héritière de Daphné Du Maurier" .
Je pense qu'il a raison, "Rebecca" m'est venue en tête en lisant "l'Enfant du lac"par rapport au manoir, la mer au loin, des secrets...
Pour ma part j'ai découvert cette auteure avec "le Jardin des secrets" (2009) puis "les Brumes de Riverton (2007).
Cette Australienne semble adorer mettre l'Angleterre dans ses romans et elle le fait à la perfection.
Ici, nous nous trouvons entre Londres et les Cornouailles  entre 1933 et 2003... Et un peu à toutes les époques d'ailleurs,car c'est une vraie saga familiale que nous conte Kate Morton. L'histoire de la famille Edevane qui a traversé bien des remous...
De plus, en 2003, se pique à l'intrigue cette jeune inspectrice , Sadie Sparrow, qui après une enquête qui n'a pas pris un bon tournant, s'est "exilée"chez son grand-père , Bertie , dans les Cornouailles.
Un matin, Sadie , faisant son jogging avec son chien , le perd. Elle le retrouvera dans le jardin d' un manoir laissé à l'abandon... La curiosité va l'animer , elle va vouloir en savoir plus, bien sûr...
Le titre original est "The Lake House" , c'est Loeanneth.
Sur plus de six cents pages , l'intrigue se dénoue entre passé et présent sans aucun ennui.
Kate Morton a le talent de distiller petit à petit , des indices pour que le lecteur ait envie de tourner les pages encore et encore... C'est fabuleux.
Les personnages sont travaillés , les situations géographiques de Londres, de Loeanneth, sont si bien décrites, qu'on a l'impression d'y être... C'est ce qui me plait chez cette auteure: le lecteur entre dans le roman pour sentir l'odeur du jardin de Loeannet, des rues de Londres, d'un hangar à bateau près du lac... Les maisons sont des piliers importants et les secrets sont aussi au cœur de l'intrigue.
Aucun personnage n'est laissé de côté, chacun a sa place dans l'histoire.
Nous allons  faire la connaissance d'Anthony et Eleanor Edevane, les parents de Deborah, Alice, Clémmie et Theo, le bébé qui a disparu à Loeanneth en 1933.
D'autres personnages ,vont graviter autour d'eux comme la famille DeSiel, (la famille d'Eleanor), Daffyd Llewellyn, (un ami d'Eleanor), Bertie, (le grand-père de Sadie)...
Je ne parlerai pas de la suite pour vous laisser envahir par l'ambiance du roman ... Un moment exceptionnel pour moi.
J'ai eu du mal à le refermer et quitter les personnages...

Merci de tout cœur pour ce Masse Critique chez Babelio .
Merci aussi aux Presses de La Cité pour leur confiance .

Bonne lecture à tous.

Voici d'autres avis sur Babelio.com

mercredi 23 mars 2016

"L'Amante d'Etretat" Stanislas Pétrosky


"Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime.
Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ?
Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique."

Voilà le résultat d'une journée passée à Livre Paris la semaine dernière: s'arrêter au stand Normandie, découvrir "l'amante d'Etretat " et se le faire dédicacer par son auteur : ce n'est pas du bonheur, ça?! 
La couverture m'a attiré en premier lieu. 
Puis, j'ai eu envie de savoir : comment va finir cette folie. 
J'ai lu et écouté des avis sur ce livre, du coup et un blogueur a fait l'éloge des trois dernières pages... Je confirme: les trois dernières pages sont fabuleuses. 
J'adore Michel Bussi pour ses romans où le dénouement ne correspond pas du tout à ce que le lecteur peut envisager... Là, Stanislas Pétrosky m'a servi ce genre de conclusion: ET j'ai fait WAHOU!!!!
C'est un roman de 120 pages mais rien de trop. Ici pas de longueurs, non,non...
Le lecteur commence par découvrir le journal intime d'Isabelle alors qu'elle n'a que 10 ans. Sa mère est violentée par son père alcoolisé. Les mots nous font comprendre l'essentiel et déjà le lecteur est tenu par cette atmosphère :l'attidude de sa mère, les sentiments d'Isabelle, ce père terrible... 
Le lecteur va suivre Isabelle, un personnage extraordinaire.
Je préfère vous laisser découvrir ce roman, juste parfait, dans le magnifique décor d'Etretat...
Je vous le conseille vivement pour les raisons que j'ai évoqué plus haut. 
Je remercie l'auteur pour ses mots et le travail qu'il a su produire pour écrire ce roman fort en émotions de toutes sortes. Le style est agréable et fluide.
Je suis ravie de vous avoir rencontré et c'est la raison pour laquelle je souhaitais faire un billet car votre roman vaut la peine d'être découvert. Merci de tout coeur.
Je suis contente d'être passée en "Normandie" à Livre Paris. Au plaisir de vous revoir à nouveau au détour d'un salon?! 

vendredi 22 janvier 2016

"D'ailleurs, les poissons n'ont pas de pieds" Jon Kalman Stefansson

«Elle est plus belle que tout ce qu’il a pu voir et rêver jusque-là, à cet instant, il ne se souvient de rien qui puisse soutenir la comparaison, sans doute devrait-il couper court à tout ça, faire preuve d’un peu de courage et de virilité, pourtant il ne fait rien, comme s’il se débattait avec un ennemi plus grand que lui, plus fort aussi, c’est insupportable, il serre à nouveau les poings, récitant inconsciemment son poème d’amour. Elle s’en rend compte et lui dit, si je dénoue mes cheveux, alors tu sauras que je suis nue sous ma robe, alors tu sauras que je t'aime.»
Ari regarde le diplôme d’honneur décerné à son grand-père, le célèbre capitaine et armateur Oddur, alors que son avion entame sa descente vers l’aéroport de Keflavík. Son père lui a fait parvenir un colis plein de souvenirs qui le poussent à quitter sa maison d'édition danoise pour rentrer en Islande. Mais s’il ne le sait pas encore, c’est vers sa mémoire qu’Ari se dirige, la mémoire de ses grands-parents et de leur vie de pêcheurs du Norðfjörður, de son enfance à Keflavík, dans cette ville «qui n’existe pas», et vers le souvenir de sa mère décédée.
Jón Kalman Stefánsson entremêle trois époques et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise. Lorsque Ari atterrit, il foule la terre de ses ancêtres mais aussi de ses propres enfants, une terre que Stefánsson peuple de personnages merveilleux, de figures marquées par le sel marin autant que par la lyre. Ari l’ancien poète bien sûr, mais aussi sa grand-mère Margrét, que certains déclareront démente au moment où d’autres céderont devant ses cheveux dénoués. Et c’est précisément à ce croisement de la folie et de l’érotisme que la plume de Jón Kalman Stefánsson nous saisit, avec simplicité, de toute sa beauté"(quatrième de couverture)

Cette photo est si belle et le titre si étrange que le seul moyen d'en savoir plus est sa lecture...
De suite, le lecteur est parachuté en Islande, "le ciel est bas et lourd, les nuages sombres étouffent la clarté hésitante de décembre et la lave est noire de nuit des deux côtés du boulevard de Reykjanes"page 15. Nous découvrons l'Islande du côté de Keflavik.
Ari, un natif de ce pays, va tenir le rôle principal . Le narrateur est un cousin, un proche d'Ari mais nous n'en saurons pas plus.
Donc Ari revient "avec le coeur brisé, au terme d'un séjour de deux ans au Danemark,pays qu'on ne saurait à proprement parler considérer comme l'étranger" page 23.
Son père lui a envoyé quelques effets, éléments déclencheurs de son retour,une décision pas facile à prendre.
Avec le narrateur, on va suivre Ari dans le temps...Durant son adolescence, ses petits boulots ,la poésie, l'histoire de sa famille,l'histoire de l'Islande...
Le temps n'a pas d'importance avec Jon Kalman Stefasson...Le lecteur lui fait confiance pour l'embarquer à toutes les époques où cette Islande, rude , livre ses secrets de survie face aux conditions climatiques et au fait qu'elle soit une ile..."comme si l'Islande se résumait à peu près à l'armée Américaine,à ces étendues de pierre ponce rugueuse,à des landes désolées et à Keflavik,l'endroit le plus noir du pays,butin de guerre de tous les vents"page 404.
Le texte, avec la traduction d'Eric Boury, est si poétique que je n'ai pas envie d'en parler mais juste de le citer tout le temps. L'auteur est amoureux de son pays et de ses habitants : ce roman est une ode à l'Islande. C'est merveilleux de lire ces mots qui glissent sous nos yeux avec tant de force et d'énergie que vous vous dites, là je lis un très grand roman... Je suis fière d'avoir choisi cette lecture. Sa force a laissé des traces en moi, c'est sûr.
C'est ce genre de roman qui se déguste comme un bon chocolat chaud crémeux, onctueux et de caractère au coin du feu quand le vent souffle à l'extérieur.Et une fois n'est pas coutume, j'ai pris le temps de l'apprécier car chaque page est une pépite.
Je vais continuer à lire Jon Kalman Stefansson. Son Islande m'a fasciné et je lui dis merci.
Je remercie donc
 #MRL15 #PriceMinister.

Voici d'autres avis sur ce roman chez Babelio


Mon appréciation est de 17/20





samedi 19 décembre 2015

"Swap de Noël"2016

Le swap de Noël organisé par Ptitephoebe devait comporter ceci:
- 1 ou 2 livres de tous types
- 1 marque-page
- 1 déco de noel
- 1 gourmandise
- 1  fait-main
- 1 surprise

Ma binôme de choc est Magiciennedoz.
Voici comment elle m'a gâté... trop gâté!






 Et voilà!
Que de belles attentions qui m'ont coupé le souffle.
Une carte adorable, des gourmandises à foison et faites avec tout son coeur. Les biscuits sont délicieux. Des romans que je voulais dont une pépite concernant la lecture à la plage.
Et la cerise sur le gâteau, une pochette à mon nom faite main avec ma couleur préférée! c'est magique et j'ai le coeur en émoi. 








 Des biscuits faits maison et des gourmandises à la guimauve, mes préférées... Ah, c'est" trop de trop". 
Un Noël magique, c'est ça avec Magiciennedoz!

"Quatre auteurs à la plage" Nouvelles de Seine-Maritime. Avec Michel Bussi, Carole Duplessy-Rousée,Benoît Duteurtre et Philippe Huet... Je suis touchée par cette belle surprise, vraiment.
"Sur ma peau", je l'ai cherché tout l'été et voilà, il est là ! Les trois autres me ravissent.
Mes MPs sont géniaux, j'adore.

Et voilou...
Comme vous l'avez vu, j'ai été gâtée.
Je remercie de tout mon coeur et le plus sincèrement possible, ma binôme MAGICENNEDOZ qui a su trouver ce qu'il fallait pour rendre mon Noël 2016 plein de joies, d'étoiles dans les yeux et de bonheur.
Je te remercie de tout coeur pour le temps pris à me faire plaisir.
Je suis vraiment touchée et des pensées iront toujours vers toi quand j'utiliserai mes pochettes, les MP...

Je te souhaite un joyeux Noël à toi et à ta famille .
Merci Ptitephoebe pour cette chouette organisation.

Joyeux Noël à tous.





 




vendredi 27 novembre 2015

Challenge Livra'deux pour Pal'addict 15ème Edition

En binôme, chacun choisit dans la PAL de l'autre, trois livres :
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Cette session se déroulera sur Novembre, Décembre 2015 et Janvier 2016.
Pour cette session ma binôme est Sharon.
Elle a choisi pour moi:
- Debout les morts de Fred Vargas - parce qu'elle avait adoré ce livre.
- La quête d'Ewillan, tome 1 de Pierre Bottero - parce qu'elle aime beaucoup cet auteur, parti trop tôt.
- Un calice de sang de Peter Tremayne, un auteur que l'on lui a souvent recommandé, et qu'elle n'a jamais lu.

J'ai choisi: "Debout les morts"

J'ai choisi pour Sharon:
-un automne à Rivers Falls ; de Alexis Aubenque.
-L'atelier des miracles; Valérie Tong Cuong.
-Si je reste; Gayle Forman.

Elle a choisi: "un automne à Rivers Falls"

"Un matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un arbre qu'elle ne connaît pas. Un hêtre. Qui l'a planté là ? Pourquoi ? Pierre, son mari, n'en a que faire. Mais la cantatrice, elle, s'inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l'arbre, pour voir si... Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu'on découvre un cadavre calciné. Est-ce le sien ? La police enquête. Les voisins aussi. Sophia, ils l'aimaient bien. L'étrange apparition du hêtre n'en devient que plus énigmatique."

Ce tome fait partie de la saga des Evangélistes.
C'est le premier opus d'une trilogie "un peu plus loin sur la droite " et "sans feu ni lieu".
La plume de Fred Vargas est agréable à lire mais je n'ai pas tellement accroché car j'ai trouvé que ça trainait et je me suis perdue... Mais Mathias,Marc et Lucien m'ont vraiment plu. Ils sont bien différents ces compères de l'Histoire. L'un est spécialiste de la Préhistoire, l'autre du Moyen-Age et le dernier de la guerre 14-18. Ils sont vraiment curieux, généreux et bourrus à la fois... Des bons personnages. 
Je vais découvrir un autre opus avec Adamsberg dont j'entends beaucoup parler.
Je suis contente de l'avoir lu , sans plus.


Merci à Sharon pour son choix.




 



jeudi 12 novembre 2015

"Les Naufragés de la cité d'or ou le troisième voyage tome 2" Jean-Sébastien Blanck. Alzabane éditions.


"Ancien marin de Christophe Colomb,considéré comme déserteur, Alonso Escobar s'est réfugié au Pérou, au coeur de l'empire inca. Après treize années de paix, un fléau s'y répand brutalement : le conquistador espagnol Pizarro et sa horde de guerriers assoiffés de richesses. Traqué par les" barbares venus de la mer", Alonso rejoint une cité souterraine où repose le plus fantastique des trésors : l'astre d'or

Comme le tome 1,ce tome 2 propose un fond historique particulièrement documenté: celui de l'invasion du Pérou par Francisco Pizarro en 1532. Il s'inspire des témoignages indiens mais aussi des récits de voyages des plus célèbres explorateurs du XVIe. Cette  aventure haletante nous fait aussi découvrir les légendes incas et une mythique cité souterraine: Akahim. "


Le lecteur de 10 ans peut le lire seul ou en lecture aidée à partir de 8 ans. 
Mon fils a beaucoup aimé ce premier tome et lui tarde de lire la suite. 
Une saga qui entraine son lecteur sur les traces d'Alonso, qui retrace son voyage dans un carnet à l'attention "des très puissants princes, roi et reine de Castille, gouverneurs des îles et de la mer, seigneurs de tout ce qui fait la beauté de notre empire"(Page 14,tome 1), pour qu'ils sachent ce qu'il s'est réellement passé depuis son arrivée avec Christophe Colomb en 1492 quand "la Santa Maria s'échoue devant l'Ile d'Hispaniola"(tome 1). 
Le récit est adressé sans cesse aux Majestés ; il est écrit de façon à être lu à haute voix. C'est ce qui fait sa force et son originalité.
 Au début de ce tome 2, l'auteur fait un bref résumé du tome 1, ce qui permet d'être moins perdu dans l'action du roman. 
Nous sommes au Pérou avec Alonso qui a comme épouse Junia , une fille, Caona et un fils, Melchior. Depuis treize ans, ils sont heureux. Mais l'arrivée d'autres conquistadors vont achever ces années de bonheur pour une seule raison: L' OR.
Il va être confronté à F. Pizarro et ses soldats sanguinaires,Aux chefs Incas, il va retrouver son ami Rodrigo dont les chemins se sont séparés treize ans plus tôt, le cachot, les brimades, des découvertes extraordinaires et des légendes incas fabuleuses, vont ponctuer le récit. 
Cette histoire faite d'or , de légendes et de sang va être illustrée avec un grand talent par Rudy Lespinet. 

 Cependant je tiens à souligner que le vocabulaire employé est souvent recherché: Un lexique aurait pu aider les plus jeunes d'entre nous, à mon avis. Aussi, une carte géographique m'a un peu manqué car je me suis parfois perdue... Mais n'ayez crainte, la ferveur du récit m'a porté avec addiction jusqu'à la dernière ligne. Alonso  est attachant, je n'avais pas envie de le quitter. 
De plus, ce voyage au pays des Incas n'est pas cousu de fil blanc et les pratiques sanguinaires des soldats comme des incas (sacrifices) peut être parfois rudes... Mais bon, c'est l'Histoire.
Enfin, je suis ravie d'avoir découvert cet auteur que j'ai connu grâce à des salons du livre. C'est un très bon conteur et quelqu'un de très agréable. Merci à Monsieur Blanck. 
A très bientôt pour d'autres aventures. 
 Je remercie de tout coeur Alzabane éditions pour leur confiance et Masse Critique, une opération qui me passionne à chaque fois. 
Un Grand Merci.