vendredi 2 octobre 2015

"Le silence des bombes" Jason Hewitt. Préludes

"Juillet 1940. La petite Lydia, 11 ans, traverse un village du Suffolk. Elle porte un masque à gaz. Les magasins sont fermés, les maisons vides, les fenêtres condamnées. Lydia coupe à travers champs et arrive bientôt devant une grande demeure. C'est là qu'elle a grandi. La fillette espère y retrouver sa famille, mais la maison est déserte. Plus tard, dans la nuit, un soldat portant un fusil et un uniforme anglais pénètre dans la maison. Avec un étrange accent, il lui explique qu'il ne lui fera pas de mal, mais qu'elle ne doit pas quitter les lieux et qu'elle doit obéir à certaines règles... Dit-il la vérité ? Que cherche-t-il ? Pourquoi lui semble-t-il aussi familier ? Et surtout, comment connaît-il le nom de Lydia ?

Aussi envoûtant que déchirant, un magnifique roman où le fracas de la guerre rencontre l'émotion des destins brisés. Entremêlant petite et grande histoire, Le Silence des bombes pose la question de la possibilité de la rédemption, et de ce qui nous fait garder, ou pas, notre part d'humanité.

"Un premier roman d'une maîtrise stupéfiante" The Guardian" (www.babelio.com)

Pourquoi j'ai voulu lire ce livre? Pour trois raisons.
Tout simplement parce que , dans un premier temps, la couverture est attrayante et invite le futur lecteur à s'aventurer dans cette histoire...
Ensuite, car le sujet est assez original et cette petite fille avec un soldat est peu commune: ma curiosité a été piquée et j'ai voulu savoir.
Enfin, pour les Éditions Préludes qui commence à faire leur place parmi les éditions. J'ai envie de leur faire confiance . Préludes semble pour moi un gage de qualité. Je viens d'un finir un qui m'a beaucoup intéressé.

L'histoire commence jeudi. "Elle fut la seule à descendre du train. Quand le convoi repartit, l'abandonnant sur le quai désert, elle observa le cortège de wagons diminuer au loin; soulevée par le souffle, une volée de feuilles mortes les accompagna le long de la voie férrée. "page 11.
Voilà Lydia rentre chez elle, seule à 11 ans avec un masque à gaz sur le visage.
Vous n'avez pas envie de savoir pourquoi? Que va-t-elle devenir?
Moi, je n'ai pas pu résister et j'ai lu avec beaucoup de plaisir les mots de Jason Hewitt qui sont si doux parfois et dur à la fois, mais ça passe.
Par contre, le roman est construit avec le présent en trame principale , le passé tournant autour constamment pour que le lecteur puisse comprendre pourquoi Lydia et Heiden , le soldat, en sont là .
Je ne souhaite pas vous en dire plus sur l'histoire pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte.
Cependant, je ne me suis pas ennuyée. Je me suis un peu perdue dans le parcours de Heiden, je suis honnête, mais l'auteur rattrape toujours son lecteur quelques pages plus loin pour le remettre sur la trame de l'histoire! Merci à Lui!
Lydia et Heiden sont attachants à leur manière mais ce n'est le but.Ma détermination fut de chercher à comprendre comment on peut vivre ce climat de guerre, du côté allemand, anglais ou français. Ce qu'on est capable de faire, de devenir dans ce climat particulier. Comment on peut supporter, l'insupportable?!
C'est ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman.
Et de l'action, il y en a ! Heiden n'est vraiment pas inactif dans ses fonctions, je vous assure.
Le tout raconté avec un style fluide et agréable. L'auteur a un certain talent pour emmener son lecteur avec la magie des mots qui murmure joliment . Merci à lui.  
Bref, si vous croisez ce roman, si une vison particulière de la guerre ne vous effraye pas, que vous ayez envie de comprendre ce que peut ressentir une enfant pendant cette période, n'hésitez pas, faites vous votre propre opinion.
Je remercie de tout cœur Préludes et Babelio dans le cadre Masse Critique pour cette lecture enrichissante.
Voici la page Babelio du roman pour d'autres avis 
 

3 commentaires:

  1. Réponses
    1. C'est gentil, j'espère sincèrement qu'il te plaira.

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  2. Effectivement, on se perd un peu dans le parcours d'Heiden, mais c'est ça qui fait le réalisme, la cruauté et... la beauté de ce roman. Il n'y a pas de route tracée.

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