dimanche 12 juin 2016

"Orages" . Estelle Tharreau. Editions Taurnada

"Si vous éleviez seule une fille de seize ans et que votre petit ami devenait trop encombrant, refuseriez-vous un travail et une belle maison dans un village de carte postale où tout le monde semble prêt à vous aider ? Il est probable que non. Pourtant, vous auriez tort !
Les nuits d'orage peuvent s'avérer mortelles pour qui ne sait pas lire entre les lignes du présent et celles d'un passé enfoui depuis plus d'un siècle dans un cahier d'écolier jauni et écorné." (taurnada.fr)

Ce roman me tentait depuis sa sortie... Je suis les actualités des Editions Taurnada sur les réseaux sociaux et "orages"me faisait de l'oeil... La couverture est très parlante .
Et voilà, hier soir j'ai fini de dévorer ce roman tant désiré...
C'est vraiment un roman qui a du rythme.
Le début démarre doucement. Le lecteur fait la connaissance de Béatrice, cette mère célibataire qui élève sa fille de seize ans, seule. Elle a eu sa fille jeune et cherche de l'amour auprès d'hommes pas très sincères. Leur arrivée à Sauveur est le résultat d'un amour déchu.Célia est fatiguée de l'agissement de sa mère.
Le village leur réserve un bel accueil avec moult avantages. C'est très tentant.
De part son travail de comptable à la commune, Béatrice va avoir connaissance de faits qui sonnent faux. Et puis les disparitions de Elodie Mollier , qui occupait son poste, et de sa fille, Julie, va intriguer Béatrice et Célia.
Célia, comprendra avec ses nouveaux amis , Yann et Maddy, qu'il existe des différents entre deux familles qui se détestent au sein du village et ça depuis des générations...
Un soir, Célia, par hasard,va trouver un journal intime qui va changer leur vie...

Je n'en dirai pas plus. Je vous laisse découvrir par vous-même les "atouts" de Sauveur.
Les présentations faites, le roman part sur les chapeaux de roues, le lecteur tourne les pages encore et encore... J'adore ce genre de roman, impossible à lâcher.
La fin m'a beaucoup surprise et le roman se termine trop rapidement à mon goût mais ce sentiment d'étonnement final n'enlève en rien le plaisir que m'a donné le plaisir de cette lecture.
Vous pouvez vous laisser tenter par "Orages" qui vous emmènera dans la région de Franche-Comté où les rites et les croyances avaient la dent dure à une certaine époque...
Une excellente découverte qui me fait découvrir Estelle Tharreau qui a un style fluide et agréable. Je souhaite vraiment lire d'autres romans de cette auteure et pourquoi pas une suite à '"Orages".

Je remercie de tout cœur Masse Critique pour sa confiance et les Editions Taurnada .

D'autres avis sur Babelio

 

dimanche 15 mai 2016

Challenge Livra'deux Pour Pal Addict 16ème Edition

En binôme, chacun choisit dans la PAL de l'autre, trois livres :
* Qu'il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
* Dont il aimerait avoir l'avis d'un ami
* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé...
Sur ces trois livres, vous en choisissez un et dans un délai imparti, vous devez le lire et en faire un avis.

Cette session se déroulera sur Mai/juin/juillet 2016.
Pour cette session ma binôme est Du Calme Lucette.
Elle a choisi pour moi:
-- L’enfant de tous les silences de Kim Edwards : car la 4ème de couv'lui fait vraiment envie.
- La part de l’autre d’Eric-Emmanuel Schmitt : car il l'intrigue beaucoup !
- La scène des souvenirs de Kate Morton : car elle'adorerait avoir mon avis.

J'ai choisi: "La scène des souvenirs" car j'ai hâte de le sortir après mon coup de coeur sur "l'enfant du lac".

J'ai choisi pour Du Calme Lucette:
-La baie des baleines...Jojo Moyes, J'ai envie de le lire depuis que j'ai lu d'autres livres d'elle. J'aimerais avoir son avis.
-Le prochain truc sur ma liste...Jill Smolinski, un chick lit que j'ai beaucoup aimé et qui m'a marqué longtemps.
-Maman a tort ... Michel Bussi ,car je suis fan de Michel Bussi.

Elle a choisi:"La baie des baleines".

     
                        

 " 2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère âgée. Dans la ferme de son enfance, la comédienne est assaillie par les souvenirs, et plus particulièrement par les images d’un après-midi d’été étouffant, cinquante ans auparavant. Partie se réfugier dans une cabane perchée dans les arbres afin de rêvasser tranquillement, Laurel, alors adolescente, avait vu sa mère poignarder un inconnu. Un événement que personne n’avait évoqué par la suite.
Hantée par ce drame resté secret, Laurel décide de plonger dans le passé de sa famille. Elle trouve dans le grenier une photographie datant de la Seconde Guerre mondiale qui lui révèle l’existence d’une certaine Vivien… " www.Livraddict .com

                                   Mon avis:
Impossible à lâcher .
J'ai adoré "l'enfant du lac" et j'ai retrouvé le même plaisir.
Quelques longueurs qui ne sont pas gênantes car le talent d'écriture est bien présent . Un délice de tourner les pages . Se plonger dans le passé des personnages est assez fascinant. Mener l'enquête avec Laurel m'a vraiment coupé le souffle et donné des frissons , surtout sur la fin.
Bref, une lecture addictive entre la guerre à Londres en 1941 et Greenacres en 2011.

Merci Du Calme Lucette pour ton choix.
Un roman qui ne mérite pas de rester trop longtemps dans une PAL! 

                                  

jeudi 12 mai 2016

"Désolée, je suis attendue" Agnès Martin-Lugand . Editions Michel Lafon

"Yaël ne vit que pour son travail. Brillante interprète pour une agence de renom, elle enchaîne les réunions et les dîners d'affaires sans jamais se laisser le temps de respirer. Les vacances, très peu pour elle, l'adrénaline est son moteur. Juchée sur ses éternels escarpins, elle est crainte de ses collègues, et ne voit quasiment jamais sa famille et ses amis qui s'inquiètent de son attitude. Peu lui importe les reproches qu'on lui adresse, elle a simplement l'impression d'avoir fait un autre choix, animée d'une volonté farouche de réussir. Mais le monde qu'elle s'est créé pourrait vaciller face aux fantômes du passé."

Voici Le quatrième roman d'Agnès Martin-Lugand que je lis ...dans l'ordre de sortie...et j'en ressors toujours avec un bon avis final.
Elle est la seule romancière qui me fait réagir en pleine lecture sur la fragilité de ses personnages, surtout féminins... Aucune n'est lisse, à aucun moment. Elles ont toutes des gros défauts... Diane, Iris et Yaël, mais au final, je craque et je continue à lire Agnès Martin-Lugand. C'est qu'elles ont aussi des qualités, finalement...
J'ajouterai, aussi,que les couvertures noires et blanches de ses romans participent à son succès, car le lecteur reconnait le style de ses romans, si vous voyez ce que je veux dire... C'est sa patte, un peu, je trouve!

Bref, j'ai dévoré avec beaucoup de plaisir les 376 pages et même, les remerciements ! J'étais bien avec Yaël la trentenaire" working girl"et toute cette petite bande de copains.
Elle ne fumait pas, ça c'était vraiment un point positif (Diane fumait trop , et je n'en pouvais plus).
De plus, s'entretenait avec ses séances de natation... Mais alors, Yaël c'est trop, là!
J'ai trouvé le chapitre un très important pour franchir le chapitre deux où les protagonistes ont dix de plus.
C'est rigolo que la bande soit restée unie. J'ai beaucoup apprécié le fait que Yaël ne soit jamais écartée même si elle aurait tendance à le faire dans son trip"je bosse H24"!!!Ils ont les pieds sur terre, Alice et Cédric, Jeanne et Adrien.... Marc n'avait pas fini l'année de fac.
Je ne vais vous raconter l'histoire, je préfère que la découvriez vous-même, émotionnellement c'est plus fort... Car j'ai eu le coeur sérré bien des fois. Un roman qui sait faire ça à son lecteur mérite le respect! non?!
Bon, on va suivre Yaël qui a réussi a rester à l'agence où elle a fait son stage et fonctionne sous les ordre de Bertrand, un carriériste.Elle est interprète. 
Le sujet de l'entreprise à notre époque est bien traité: le burn out, le harcèlement,les relations entre collègues/patrons...Ces thèmes m'ont beaucoup passionné au court de ma lecture: j'ai vu évoluer Yaël et ça me faisait réagir, c'était formidable, cet interactivité avec le roman... C'était motivant.
Je me suis demandée pourquoi elle était comme ça, alors que plus jeune, elle était peu volontaire... Pourquoi?
Elle n'est pas non plus une femme de pouvoir car elle doute d'elle , semble naïve dans certaines situations...Yaël est fragile, en fait... Et je me suis demandée: va-t-elle pouvoir devenir humaine?
Pour vous répondre, je vous conseille de le lire vite vite...Il y a une surprise, que j'ai adoré. Merci. 
Agnès, si vous passez par là: pensez-vous à un autre tome comme vous avez fait avec Diane?
Bonne lecture et à bientôt pour vos avis.
Merci à Livraddict et aux Editions Michel Lafon pour leur grande confiance.
Merci Agnès Martin-Lugand pour ses histoires, tout simplement...




jeudi 28 avril 2016

"L'enfant du lac " Kate Morton. Presses de la Cité

"1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès."

François Rivière , Le Figaro, parle de Kate Morton comme de la "parfaite héritière de Daphné Du Maurier" .
Je pense qu'il a raison, "Rebecca" m'est venue en tête en lisant "l'Enfant du lac"par rapport au manoir, la mer au loin, des secrets...
Pour ma part j'ai découvert cette auteure avec "le Jardin des secrets" (2009) puis "les Brumes de Riverton (2007).
Cette Australienne semble adorer mettre l'Angleterre dans ses romans et elle le fait à la perfection.
Ici, nous nous trouvons entre Londres et les Cornouailles  entre 1933 et 2003... Et un peu à toutes les époques d'ailleurs,car c'est une vraie saga familiale que nous conte Kate Morton. L'histoire de la famille Edevane qui a traversé bien des remous...
De plus, en 2003, se pique à l'intrigue cette jeune inspectrice , Sadie Sparrow, qui après une enquête qui n'a pas pris un bon tournant, s'est "exilée"chez son grand-père , Bertie , dans les Cornouailles.
Un matin, Sadie , faisant son jogging avec son chien , le perd. Elle le retrouvera dans le jardin d' un manoir laissé à l'abandon... La curiosité va l'animer , elle va vouloir en savoir plus, bien sûr...
Le titre original est "The Lake House" , c'est Loeanneth.
Sur plus de six cents pages , l'intrigue se dénoue entre passé et présent sans aucun ennui.
Kate Morton a le talent de distiller petit à petit , des indices pour que le lecteur ait envie de tourner les pages encore et encore... C'est fabuleux.
Les personnages sont travaillés , les situations géographiques de Londres, de Loeanneth, sont si bien décrites, qu'on a l'impression d'y être... C'est ce qui me plait chez cette auteure: le lecteur entre dans le roman pour sentir l'odeur du jardin de Loeannet, des rues de Londres, d'un hangar à bateau près du lac... Les maisons sont des piliers importants et les secrets sont aussi au cœur de l'intrigue.
Aucun personnage n'est laissé de côté, chacun a sa place dans l'histoire.
Nous allons  faire la connaissance d'Anthony et Eleanor Edevane, les parents de Deborah, Alice, Clémmie et Theo, le bébé qui a disparu à Loeanneth en 1933.
D'autres personnages ,vont graviter autour d'eux comme la famille DeSiel, (la famille d'Eleanor), Daffyd Llewellyn, (un ami d'Eleanor), Bertie, (le grand-père de Sadie)...
Je ne parlerai pas de la suite pour vous laisser envahir par l'ambiance du roman ... Un moment exceptionnel pour moi.
J'ai eu du mal à le refermer et quitter les personnages...

Merci de tout cœur pour ce Masse Critique chez Babelio .
Merci aussi aux Presses de La Cité pour leur confiance .

Bonne lecture à tous.

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mercredi 23 mars 2016

"L'Amante d'Etretat" Stanislas Pétrosky


"Isabelle et Frédéric vivent une des plus belles histoires d’amour qui soit, passionnée et fusionnelle. Mais un jour où Frédéric part s’adonner à sa passion, la planche à voile, il disparaît corps et bien en mer. Isabelle va doucement mais sûrement sombrer dans la folie sans l’homme qu’elle aime.
Stanislas Petrosky nous entraîne dans les méandres de la dépression. Jusqu’où le manque de l’être aimé peut-il mener ?
Mais l’auteur venant du monde du polar, il se pourrait que L’Amante d’Étretat ne soit pas qu’une simple histoire d’amour tragique."

Voilà le résultat d'une journée passée à Livre Paris la semaine dernière: s'arrêter au stand Normandie, découvrir "l'amante d'Etretat " et se le faire dédicacer par son auteur : ce n'est pas du bonheur, ça?! 
La couverture m'a attiré en premier lieu. 
Puis, j'ai eu envie de savoir : comment va finir cette folie. 
J'ai lu et écouté des avis sur ce livre, du coup et un blogueur a fait l'éloge des trois dernières pages... Je confirme: les trois dernières pages sont fabuleuses. 
J'adore Michel Bussi pour ses romans où le dénouement ne correspond pas du tout à ce que le lecteur peut envisager... Là, Stanislas Pétrosky m'a servi ce genre de conclusion: ET j'ai fait WAHOU!!!!
C'est un roman de 120 pages mais rien de trop. Ici pas de longueurs, non,non...
Le lecteur commence par découvrir le journal intime d'Isabelle alors qu'elle n'a que 10 ans. Sa mère est violentée par son père alcoolisé. Les mots nous font comprendre l'essentiel et déjà le lecteur est tenu par cette atmosphère :l'attidude de sa mère, les sentiments d'Isabelle, ce père terrible... 
Le lecteur va suivre Isabelle, un personnage extraordinaire.
Je préfère vous laisser découvrir ce roman, juste parfait, dans le magnifique décor d'Etretat...
Je vous le conseille vivement pour les raisons que j'ai évoqué plus haut. 
Je remercie l'auteur pour ses mots et le travail qu'il a su produire pour écrire ce roman fort en émotions de toutes sortes. Le style est agréable et fluide.
Je suis ravie de vous avoir rencontré et c'est la raison pour laquelle je souhaitais faire un billet car votre roman vaut la peine d'être découvert. Merci de tout coeur.
Je suis contente d'être passée en "Normandie" à Livre Paris. Au plaisir de vous revoir à nouveau au détour d'un salon?!